/ 2007
La culture populaire : fin d'une histoire ?

Marie-Christine Bordeaux, Lisa Pignot (coord. dossier)

Revue n°32
22 €, en vente à l’OPC – Épuisé


« Publics empêchés », « publics spécifiques », « publics précaires », « publics en difficulté », les euphémismes sont nombreux pour qualifier les publics éloignés d’un accès à la culture que ce soit pour des raisons physiques, psychologiques ou sociologiques. Derrière ces appellations existent des dispositifs en faveur de la démocratisation culturelle et de l’élargissement des publics qui requièrent des mesures spécifiques, des adaptations in situ, des collaborations complexes pour être opérants.

Dire qu’il n’y a pas de public spéci?que, c’est d’abord soutenir qu’il n’y a pas un type d’œuvre d’art ou un type d’artiste prédisposé à s’adresser à des publics particuliers, quand bien même ceux qui interviennent à l’hôpital, dans une maison d’arrêt, peuvent éventuellement être amenés à concevoir des propositions en fonction du contexte ou des personnes rencontrées. C’est donc refuser tout rapport d’assignation entre œuvres et publics. C’est aussi défendre, préserver, faciliter la possibilité pour chacun de construire une relation autonome, souveraine, à l’œuvre d’art, quelles que soient les spécificités de sa condition. S’il n’y a pas de public spécifique, il y a, cependant, la nécessité d’actions culturelles spécifiques.


Contributeurs du dossier :
Lisa Pignot, Jacques Bonniel, Benoît Guillemont, Cécilia de Varine, Éric Ferron, Marie-Christine Bordeaux, François d’Aubert, Alain Goudard, François Courtine, Nathalie Noël, Vincent Lalanne, Nicolas Frize, Julie De Muer, François Veyrunes, Pascale Chaumet, Jean-Pierre Daniel, Martine Blanc-Montmayeur, Patrick Laupin, François Bonzon